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Modèle de convention de formation professionnelle : guide complet

Rédigé avec Christelle Charrier-Robelin, consultante Qualiopi et évaluatrice technique COFRAC — Mis à jour le 28 mars 2026

La convention de formation professionnelle est un contrat bilatéral obligatoire entre l'organisme de formation et le client (entreprise ou financeur). Elle formalise les engagements réciproques et doit mentionner l'intitulé, les objectifs, le programme, la durée, les modalités, le prix et les conditions d'exécution de l'action de formation (Article L.6353-1 du Code du travail, Décret n° 2018-1341 du 28 décembre 2018).

Qu'est-ce qu'une convention de formation professionnelle ?

La convention de formation professionnelle est le document contractuel qui lie l'organisme de formation (prestataire) à son client (entreprise, OPCO, financeur) pour la réalisation d'une action de formation. Elle se distingue du contrat de formation professionnelle, qui s'adresse aux personnes physiques finançant elles-mêmes leur formation. C'est un document fondamental dans le processus Qualiopi : elle matérialise l'analyse du besoin (indicateur 4), formalise les objectifs opérationnels (indicateur 5) et constitue une preuve de l'information délivrée au public (indicateur 1). Elle est signée avant le début de la formation et engage les deux parties sur le contenu, les modalités et les conditions financières de la prestation. La convention peut être accompagnée d'annexes, notamment la fiche descriptive de l'action de formation qui détaille le programme, les méthodes pédagogiques et les modalités d'évaluation.

Champs obligatoires

  • Identification complète du prestataire (raison sociale, SIRET, NDA, adresse, représentant légal)
  • Identification complète du client (raison sociale, SIRET, adresse, représentant légal)
  • Intitulé de l'action de formation
  • Catégorie de l'action (L.6313-1 du Code du travail)
  • Objectif professionnel de la formation
  • Objectifs opérationnels et évaluables de développement des compétences
  • Contenu de la formation (programme ou renvoi à la fiche descriptive en annexe)
  • Modalités d'évaluation des acquis
  • Dates, horaires et durée de la formation (en jours et en heures)
  • Modalités pédagogiques (présentiel, distanciel, mixte) et taux de distanciel
  • Lieu de réalisation de la formation
  • Effectif formé (liste nominative des stagiaires avec fonction et statut)
  • Prix HT, montant de la TVA et prix TTC
  • Modalités de règlement et conditions de paiement
  • Conditions d'annulation, de report, d'absence et d'abandon
  • Clause de compétence juridictionnelle
  • Date, lieu et signatures des deux parties

Erreurs courantes à éviter

  • Omettre le numéro de déclaration d'activité (NDA) du prestataire, obligatoire sur tout document contractuel
  • Ne pas détailler les objectifs opérationnels et évaluables, se contentant d'un objectif général vague
  • Confondre convention de formation (personne morale) et contrat de formation (personne physique)
  • Oublier de mentionner les modalités d'évaluation des acquis, pourtant exigées par le décret de 2018
  • Ne pas indiquer le taux de formation à distance quand la formation comprend une partie en FOAD
  • Signer la convention après le début de la formation au lieu de le faire en amont
  • Ne pas joindre la fiche descriptive (programme détaillé) en annexe alors que la convention y renvoie
  • Omettre les conditions d'annulation et d'absence, source fréquente de litiges

En pratique : exemple concret

Un organisme de formation signe une convention avec une entreprise pour une formation « Management de proximité » de 14 heures. Lors de l'audit de surveillance Qualiopi, l'auditeur demande la convention signée et vérifie la présence des mentions obligatoires. Il constate que les objectifs sont formulés en termes généraux (« comprendre le management ») au lieu d'objectifs opérationnels évaluables. L'auditeur relève une non-conformité mineure sur l'indicateur 5 et recommande la reformulation des objectifs.

Génération automatique avec Kaliio

Kaliio génère automatiquement la convention de formation professionnelle à partir des données saisies dans l'application. Toutes les informations sont pré-remplies : identification du prestataire et du client, intitulé et objectifs de la formation, dates et horaires de session, liste nominative des stagiaires, prix et conditions financières. La convention est produite en PDF conforme aux exigences légales (Article L.6353-1, Décret n° 2018-1341), avec mention automatique du NDA, du SIRET et de la référence légale. La fiche descriptive de la formation est automatiquement jointe en annexe. Le document peut être régénéré à tout moment si les données de la session évoluent (ajout de stagiaires, modification de dates). L'ensemble est conservé dans le dossier de session pour un accès rapide lors de l'audit Qualiopi.

Références légales

  • Article L.6353-1 du Code du travail (convention de formation professionnelle)
  • Article L.6353-2 du Code du travail (mentions obligatoires de la convention)
  • Décret n° 2018-1341 du 28 décembre 2018 (actions de formation et modalités de conventionnement)
  • Article L.6313-1 du Code du travail (catégories d'actions concourant au développement des compétences)
  • Article L.6313-2 du Code du travail (définition de l'action de formation)
  • Article L.6362-1 du Code du travail (contrôle de la formation professionnelle)
  • Décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 (référentiel national qualité Qualiopi)

Questions fréquentes

La convention de formation (Article L.6353-1) est conclue entre l'organisme de formation et une personne morale (entreprise, association) qui finance la formation de ses salariés. Le contrat de formation (Article L.6353-3) est conclu avec une personne physique qui finance elle-même sa formation. Les mentions obligatoires sont similaires, mais le contrat de formation bénéficie de protections supplémentaires (droit de rétractation de 10 jours, interdiction de paiement avant ce délai).

La convention n'est pas une exigence directe du référentiel Qualiopi, mais elle constitue une preuve majeure pour plusieurs indicateurs : information du public (indicateur 1), analyse du besoin (indicateur 4), formalisation des objectifs (indicateur 5) et information sur les conditions de déroulement (indicateur 9). En pratique, l'absence de convention rend très difficile la démonstration de conformité à ces indicateurs.

La durée minimale de conservation est de 5 ans, conformément aux exigences Qualiopi et aux obligations fiscales. Dans le cadre du contrôle de la formation professionnelle par les DREETS (Article L.6362-1 du Code du travail), les pièces justificatives doivent être conservées pendant 3 ans à compter de la fin du dernier exercice clos. En cas de cofinancement européen, la durée peut être étendue conformément aux obligations conventionnelles spécifiques.

Oui, la signature électronique est admise conformément au règlement eIDAS et à l'article 1367 du Code civil. La signature électronique avancée ou qualifiée offre la même valeur juridique que la signature manuscrite. De nombreux organismes de formation utilisent des solutions de signature électronique pour accélérer le processus de contractualisation.

Cela dépend de l'OPCO et du dispositif de financement. Certains OPCO exigent une convention tripartite (organisme de formation, entreprise, OPCO), d'autres acceptent une convention bilatérale (OF, entreprise) complétée par un accord de prise en charge. Il convient de se conformer aux procédures spécifiques de chaque OPCO pour la prise en charge financière.

La signature tardive de la convention constitue un manquement aux obligations légales et peut être relevée lors d'un contrôle DREETS. Pour Qualiopi, cela peut fragiliser la preuve de l'information délivrée en amont (indicateurs 1 et 9). L'organisme de formation doit veiller à faire signer la convention avant le démarrage effectif de la formation. En cas de subrogation de paiement par un OPCO, la convention doit impérativement être signée avant le début de la prestation.

Non, aucun format n'est imposé par la loi. La convention peut être établie sur support papier ou dématérialisé. L'essentiel est que le document soit signé par les deux parties et que l'original soit conservé par chacune d'elles. En pratique, le format PDF signé électroniquement est de plus en plus courant et parfaitement valide.

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